Allegro Vivace

Riprodotto… senza l’amichevole permesso del giornale La Repubblica !

Lampedusa : Ipocrisia e finta« emozione » sulla sorte dei profughi                 

Quando una legge trasforma le vittime in colpevoli

Abbiamo potuto accorgerci, in occasione della strage di Lampedusa del 3 ottobre scorso, delle conseguenze sia grottesche sia dramatiche della troppo famosa legge BOSSI-FINI, varata dal parlamento italiano nel 2002,che potrebberro far ridere se non fossero tanto tragici (La legge prese il nome dai primi firmatari Gianfranco Fini ed Umberto Bossi che, nel governo Berlusconi II ricoprivano, rispettivamente, le cariche di vicepresidente del Consiglio dei ministri e di ministro per le Riforme istituzionali e la Devoluzione)..

In effetti, subito dopo il drama in cui 374 profughi lasciàrono la vita annegandosi nelle acque dell’isola di Lampedusa, il tribunale d’Agrigente, in Sicilia, fu costretto a incriminare i sopravissuti per il reato d’immigrazione clandestina ! La legge, difatti, punisce di una pena d’un anno fino a quattro anni di carcere le persone che tentano d’entrare senza documenti in Italia. uno strano modo (eufemismo…) di trasformare le vittime in colpevoli. Ma non era un errore amministrativo o un eccesso di zelo burocratico : I soccoritori e pescatori di Lampedusa loro stessi, che si sono sforzati, nelle condizioni difficili e di notte, di salvare decinaia di migranti, pottrebbero anche essere accusati d’avere comesso un reato … Giacche per la legge BOSSI-FINI l'emigrazione deve essere considerata come un problema di ordine pubblico, con conseguente ricorso massiccio alle norme penali e agli interventi di polizia. L’influenza d’Umberto BOSSI e del suo partito xenofobo, la Lega del nord, poteva spiegare ‘(non giustificare !), nel 2002, la scelta d’un rifiuto dell' altro, del diverso, o del lontano. Inutile insistere sulla radice razzista di questo atteggiamento. Ma il dramma di Lampedusa mette in rilievo, nel 2013, la persistenza del concepire del migrante come una minaccia maggiore per la società italiana.

L'unica seria risposta istituzionale alla tragedia di Lampedusa sarrebbe stata l'abrogazione della legge Bossi-Fini, sostituendola con norme rispettose dei diritti delle persone.. Invece, l’affissione mediatica della commozione è stata l’unica risposta politica del governo italiano. Come al solito, le terribili tragedie collettive sono ormai diventate grandi rappresentazioni pubbliche, che vedono tra i loro attori i rappresentanti delle istituzioni, ben allenati ormai nel recitare il ruolo di chi deve dare voce ai sentimenti di cordoglio, dire che il dramma non si ripeterà, promettere che « nulla sarà come prima »… Eppure la legge BOSSI-FINI regola ancora la situazione dei profughi. Per parafrasàre il principe di Salina, nel « Gattopardo », il romanzo scritto da Giuseppe Tomasi di…Lampedusa ( !) tutto deve cambiare in parole per che niente cambi nella realtà.

 

Lampedusa : simulacre d’émotion sur le sort des réfugiés

Quand une loi transforme les victimes en coupables

Chacun  a pu prendre conscience, à l’occasion de la tragédie de Lampedusa le 3 octobre dernier, des conséquences aussi grotesques que dramatiques de la trop fameuse loi BOSSI-FINI, adoptée par le parlement italien en 2002, qui pourraient susciter le rire si elles ne revêtaient pas un caractère tragique (la loi prit le nom des deux initiateurs, Gianfranco FINI et Umberto BOSSI qui, dans le gouvernement Berlusconi II, exerçaient respectivement les fonctions de vice-président du Conseil des ministres et de ministre  des Réformes institutionnelles et de la Décentralisation

En effet, dans la droite ligne du drame au cours duquel 374 réfugiés se noyèrent dans les eaux limitrophes de l’île de Lampedusa, le tribunal d’Agrigente en Sicile, fut contraint à incriminer les survivants pour le délit d’immigration clandestine ! Car la loi prévoit une peine d’emprisonnement de un à quatre ans pour  celles et ceux qui tentent de pénétrer sur le territoire italien sans visa. Une manière étonnante (euphémisme…) de transformer les victimes en coupables. Mais cela ne participait pas d’une erreur administrative ou d’un excès de zèle bureaucratique. Les sauveteurs et les pécheurs de Lampedusa eux-mêmes, qui, de nuit, ont conjugués leurs efforts dans des conditions difficiles pour sauver des dizaines de migrants, pourraient également être accusés d’avoir commis un délit… Car dans le cadre de la loi BOSSI-FINI, l’émigration doit être considérée comme relevant d’une problématique d’ordre public, avec recours systématique aux mesures pénales et aux interventions policières. L’influence d’Umberto BOSSI et de son parti xénophobe, la Ligue du nord, pouvait expliquer (non justifier !) en 2002, ce choix du refus de » l’autre, du différent, du lointain ». Inutile d’insister sur l’enracinement raciste d’une telle attitude. Mais le drame de Lampedusa met en exergue, en 2013, la persistance de cette conception du migrant comme une menace majeure pour la société italienne.

La seule réaction institutionnelle  à la hauteur de cette tragédie aurait consisté à  abroger  la loi BOSSI-FINI, et y substituert des normes respectueuses des droits humains. A l’opposé, l’affichage médiatique de l’émotion a représenté l’unique réponse politique du gouvernement italien. Comme à l’accoutumée, les catastrophes collectives sont désormais devenues l’occasion de grandes manifestations publiques, qui voient les acteurs institutionnels, bien rodés pour réciter le rôle de qui doit laisser libre cours à sa profonde affliction, dire que le drame ne se répétera pas, promettre que « rien ne sera comme avant »… Et pourtant la loi BOSSI-FINI régit encore la situation des réfugiés ! Pour paraphraser le prince de Salina, dans « le  Guépard », le roman de Giuseppe Tomasi di… Lampedusa ( !) : tout doit changer en paroles pour que rien ne change dans le réel.

Adhérer à la MIR


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